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Rituel et Avatars d'Afrique

Au bout du voyage, un masque exilé

Autour du masque endormi flotte une force qui traverse l’espace, celui d’ici et celui de là-bas dans le pays où un artiste a créé le masque, et qui fait reculer le temps en remontant jusqu’à l’époque d’avant le départ vers l’ailleurs. Dans cet autre lieu et dans ce temps ancien, des esprits se sont embarqués sur les masques et ont voyagé jusque dans les lointains pays de l’exil. La puissance incrustée dans le masque est toujours là, quelle que soit la terre où il aborde.

Gilles Bibeau, anthropologue

Le corps en rituel

L'âme s’éveille à travers le geste

Dans cette série artisitque, le corps devient le théâtre d’un rituel silencieux, un espace où se rencontrent héritage, mémoire et présence. Chaque geste, chaque tension musculaire, chaque suspension du mouvement porte en lui une énergie qui dépasse la simple représentation. Le modèle incarne une mémoire ancienne, une énergie circulante, une âme prête à se manifester. Il n’interprète pas un personnage : il devient le médiateur d’un dialogue entre la chair, le masque et l’esprit invisible qui circule entre les deux.

Le masque, traditionnellement perçu comme un objet ethnographique ou un artefact culturel, se transforme ici en une entité vivante. Grâce à la mise en scène du corps, il respire, s’anime, se charge d’affects nouveaux. Loin d’être décoratif, il devient le prolongement d’une présence intérieure, une extension de l’être. Le masque se fait voix silencieuse, mémoire matérialisée, présence spirituelle. Dans l’obscurité du studio, le corps sculpté par la lumière révèle l’intensité du rituel, comme si la photographie capturait l’instant fragile où l’esprit prend forme.

Cette rencontre entre la peinture et la photographie met en lumière la capacité du corps à porter le sacré, à rendre visible ce qui ne s’énonce pas. Le rituel ne se décrit pas, il se manifeste à travers la gestuelle. La photographie devient alors témoin d’une transformation : elle saisit ce moment où la matière et le symbole se rencontrent, où l’individu ne pose pas, mais s’incarne. Dans cette dimension performative, le modèle devient le lieu d’une circulation entre passé et présent, entre humain et ancestral, entre chair et mémoire.

Peintre: Julien Lubanoa-Kandolo

&

Photographe: Claude Gauthier

Commissaire: Professeur Norman Cornett

 

Co-Présidents d'honneur:  

France Voltaire & Dr. H Nigel Thomas

Avec la participation de:

Gilles Bibeau, anthropologue

Dates de l’exposition :
Du 14 au 27 février 2026

Vernissage: 19 février, de 17:00 à 20:30

Peintre: Julien Lubanoa-Kandolo

&

Photographe: Claude Gauthier

Commissaire: Professeur Norman Cornett

 

Co-Présidents d'honneur:  

France Voltaire & Dr. H Nigel Thomas

Avec la participation de:

Gilles Bibeau, anthropologue

Dates de l’exposition :
Du 14 au 27 février 2026

Vernissage: 19 février, de 17:00 à 20:30

Le corps en rituel
Les masques, objets de reconciliation

Le corps en rituel est une relecture et un prolongement contemporain du projet Les Porteurs de Masques, œuvre artistique et curatoriale conçue entre 2011 et 2012 par Guy Mushagalusa Chigoho, initiateur du projet à partir de sa collection privée de masques africains, et le photographe Claude Gauthier, qui en a assuré la réalisation visuelle. Présenté à Montréal en 2011 chez Mushagalusa Art Africain et au Théâtre Centaure, puis en 2012 à l’Hôtel de Ville, le projet explore le masque comme patrimoine immatériel vivant et fait aujourd’hui l’objet d’une nouvelle lecture artistique respectueuse de cette collaboration.

Concept et idée originale : Guy Mushagalusa Chigoho

Direction artistique et photographie : Claude Gauthier

 

« Le corps en rituel » donne une nouvelle vie à ces photographies et inscrit leur présence dans une narration visuelle actuelle et vibrante.

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